Ils ne se doutaient de rien, ils n'avaient aucune raison de se méfier, ils voulaient juste passer quelques jours à faire du camping en forêt près d'une rivière. Ce sont trois adolescents Judith , Abigail et Alexandre, trois amis qui partent passer quelques jours en forêt, loin de leur village loin de leur parents.
Ils partent heureux, insouciant, à la perspective de passer de bon moment ensembles malgré la réticence des parents de les voir partir.
Mais rapidement , quelque chose semble les déranger. Quand ils reviennent un jour d'une baignade ils ont l'étrange sentiment que quelqu'un est venu dans leur campement, que quelqu'un les espionne.
Peu à peu c'est une certitude pour eux, on les surveille. La peur commence à monter, l'atmosphère se tend mais ils décident néanmoins de continuer leur périple. Chaque buisson, arbre ou bruit devient douteux.
Le stress augmente quand l'homme est aperçu. Ils sont devenus des proies face au chasseur.
Parallèlement dans le village où ils vivent se prépare la foire annuelle mais chez les parents des enfants partis dans la forêt l'angoisse est là.
Tout concours à l'envie de tourner les pages d'autant plus que la tension se retrouve chez tous les protagonistes. On est suspendu aux réactions de chacun , tant du côté des victime et leur famille que du côté du criminel et de son proche entourage, ce qui rend le suspense d'autant plus grand.
A noter aussi, l'utilisation d'expressions écrites dans un mélange de français et de canadien qui peut agacer ou plaire, selon les cas.
Lecture commune lu dans le cadre du challenge Un hiver polar chez Alexandra


J'ai choisi le même titre que toi pour cette lecture autour d'Andrée Michaud. C'est le premier que je lis de cette autrice. Elle a un style bien à elle. Comme tu le dis, le récit est émaillé d'expressions québécoise. Je trouve aussi qu'elle fait bien monter la pression. On a envie de savoir...
RépondreSupprimerC'est sur qu'une fois commencé on ne peut que continuer.
SupprimerParadoxalement, c'est ce qui m'a gênée, qu'elle "fasse bien monter la pression". J'ai trouvé par moments que c'était trop, qu'il n'était pas nécessaire de répéter à l'envi qu'untel et unetelle avaient de mauvais pressentiments, ou d'insister comme elle le fait sur l'aspect menaçant du contexte. Mais c'est une auteure que j'apprécie sinon, notamment pour sa langue, à la fois vive et poétique, et j'y reviendrai, sans nul doute !
RépondreSupprimerc'est vrai qu'elle a une façon d'écrire que j'ai bien aimé aussi.
SupprimerLu il y a quelques mois, je l'ai beaucoup aimé, je me suis fait happer par son style et par la mise en situation bien angoissante...
RépondreSupprimerc'est la première fois que je lis cette auteure et je pense renouveler l'expérience , j'ai aimé son écriture aussi.
SupprimerJ'ai lu Bondrée. J'ai bien aimé la découverte de cette langue québécoise, mâtinée d'anglais.
RépondreSupprimerOn est "suspendu aux réactions de chacun". C'est exactement ça et personnellement, j'en redemande.:) Cela dit, visiblement la mécanique narrative semble un peu la même d'un livre à l'autre, alors je vais espacer mes lectures de cette autrices. Mais je reviendrai à elle, c'est sûr.
RépondreSupprimerJe découvre cette autrice , et je pense renouveler l'expérience avec elle , pour me faire une idée plus précise et voir.
SupprimerJe n'ai ressenti ni cette peur ni cette pression, c'est pourquoi j'ai arrêté ma lecture de ce roman.
RépondreSupprimerc'est dommage, mais parfois ça ne prend pas, il faut ne pas insister.
Supprimer